08.10.2009

Apathie.

ronde.jpgMoment de solitude en rentrant du boulot.

Je vois une dizaine de mètres devant moi une jeune femme, très ronde, qui semble porter un short noir très très moulant et très très court sur des collants noirs. Je me dis que quand même, la mode, faut savoir la porter, et que là, ça faisait franchement ridicule.

En approchant, je me rends compte qu'en fait, sa jupe de laine, orange, qui dépassait un peu de son blouson, avait dû remonter, à force de marcher, sur ses collants, et qu'en fait... cette jeune fille avait très simplement le cul à l'air. Quoique couvert d'un collant opaque très étiré, ce cul narguait néanmoins la rue entière de son imposante ondulation.

Et là, gros blanc. Je me dis qu'il faudrait très basiquement bifurquer vers elle, me précipiter et lui dire de couvrir ce cul outrageant, et puis zut, en fait non, elle a sans doute fait le bonheur de dizaines de messieurs en cette fin de journée de labeur.

Car pour être imposant, son cul n'en était pas moins harmonieux, et sa tenue, une fois la méprise du short levée, plutôt aguichante : string noir sous le collant, talons hauts, démarche lente et chaloupée.

Entre le bonheur de beaucoup et la gêne d'une seule, ma foi... :)

07.10.2009

Mesurettes et mensonges.

Si j'étais à l'UMP, j'aurais vraiment honte de ce que les pontes de mon parti, au gouvernement, racontent comme bêtises.

Par exemple, cette histoire de financer la présence des élèves dans trois lycées pros de l'académie de Créteil. Chez JM Apathie, Luc Châtel s'est littéralement embourbé comme un débutant dans des justifications vaseuses. On financerait donc des projets pédagogiques pour les classes où l'absentéisme serait régulé. Cette carotte pousserait les vilains paresseux à se lever le matin et à venir en cours, pour les beaux yeux du projet commun payé en fin d'année.

Vous en connaissez, vous, des gamins déscolarisés, sur lesquels la famille n'a pas de prise pour les obliger à venir en cours, qui en ont quelque chose à f...tre de financer un projet pédago à leur classe par la grâce de leur présence ? Sérieusement ? De qui se moque-t-on ?

Puis, lorsque le journaliste l'interroge sur l'éventuelle interdiction des téléphones portables dans les établissements, il répond que "c'est de la compétence des conseils d'administration des établissements, qui rédigent leur propre règlement intérieur". Faux, archi faux, on est soumis à la loi en général et aux directives de l'éduc nat en particulier, et on n'a pas le droit d'interdire aux élèves d'avoir des portables, ou des MP3, ou quelque objet qui n'ait pas fait la preuve de sa dangerosité. On peut juste en limiter l'usage.

Mensonges éhontés, mesures irréfléchies.

Je suis fatiguée de cette "politique" qui se contente de jeter de la poudre aux yeux, dont la seule compétence est de "travailler la com". La souffrance de beaucoup est trop lourde pour qu'on en laisse la cure à cette bande d'incompétents nuisibles.

Je suis d'autant plus triste de ne pas voir un projet de gauche sérieux émerger, à part peut-être chez les Verts. Seront-ils assez audibles en 2012 ?

30.09.2009

Ce qui reste.

Je passe en revue ce soir mes quelques albums photos de voyages. Je tombe sur LA photo qui m'arrête. Un paysage magnifique ? Une prise de vue audacieuse ? Un cadrage idéal ? Non.

inde sourire.jpg
Ces sourires francs, et ce moment fugace à Bénarès. Deux ans plus tard...

24.09.2009

Salsa !

salsa.jpgPremier cours de salsa ce soir, et pas le dernier !

Après une longue journée de boulot, et un pétage de plomb d'élève (Vas-y t'es raciste !) - explication du père : "Faut comprendre, il aime pas quand les femmes lui donnent des ordres..."- ce premier cours où j'ai pendant une heure appris des pas de base de la salsa m'a fait un bien fou ! Au physique, de sentir bouger mon corps au rythme d'une musique endiablée, au moral, parce que concentration extrême oblige, on oublie tout, et on sort vidée, et heureuse.

Ce soir, j'ai envie de me trouver une lecture douce et riante. Je vais relire un de mes Garcia Marquez, tiens, L'amour au temps du choléra. Ca me changera des lectures génocidaires !

21:03 Publié dans Mouwa | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : danse

22.09.2009

Bastien Balthazar et moi.

Rompant avec la lecture génocidaire de ces derniers temps, je me suis fait un bien fou à lire (jamais fait avant !) L'histoire sans fin de Michaël Ende. Je déteste la fantasy en temps ordinaire, mais ce livre m'a simplement fait retrouver mes sensations de lectrice "jeune", lorsque je découvrais les contes, puis plus tard les grands romans du 19e siècle, l'histoire tumultueuse et si crédible de Jean Valjean et de Cosette, la lente agonie d'Emma Bovary, les combats héroïques et pitoyables du vieil homme contre la mer..., bref, je me suis, pour la première fois depuis très longtemps, retrouvée à lire un roman pour le plaisir de me laisser emporter dans l'histoire !

Que c'est bon ! Se blottir sous la couette le soir, avec un verre de lait, impatiente de savoir ce que cet idiot de Bastien va pouvoir inventer comme ânerie à faire au pays Fantastique ! Se faire prendre comme une bleue à vouloir savoir la suite, l'imaginer lors de toutes ces fois où l'auteur écrit "ceci sera conté une autre fois", s'endormir assise dans son lit, les lunettes de guingois sur le pif, les rêves au pays fantastique, en compagnie des personnages du livre  !!!

J'ai poussé le vice hier jusqu'à ne pas lire les deux dernières pages, pour m'en laisser une miette ce soir. Pour les raresqui ne l'auraient pas lu ado, et qui ont envie de se faire un petit trip Peter Pan !

21:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : lecture

20.09.2009

Rupture.

Ca y est, j'ai rompu avec l'homme idéal.

Parfois, c'est à se demander ce qui déconne chez moi. Il m'a bien sûr demandé pourquoi. Je me suis sentie très con de répondre : "J'en sais rien. Tu es adorable, attentionné, intelligent, attirant, stable... Tu es certainement le fantasme incarné de toutes les trentenaires en mal de mariage. Mais je ne suis pas amoureuse, et je ne veux pas te faire perdre ton temps."

Je ne crois pas au grand amour. En tout cas, je suis sure de ne pas être le genre de fille qui puisse assez lâcher prise pour éprouver une grande passion. Je suis trop rationnelle, trop terre-à-terre pour ça. Je ne m'attends pas à vivre une passion dévastatrice, à rencontrer quelqu'un en qui je verrais "ma moitié".

Mais quand même, il m'en faut un peu plus que de l'amitié et de la gentillesse.

Une amie, avec qui je discutais de cela, me disait qu'elle était sure que les hommes pouvaient, pour se mettre en couple, se contenter de cela : bien s'entendre avec une femme, et accessoirement avoir physiquement envie d'elle. L'amour dans tout ça ? Le fruit de l'habitude, de la complicité.

...

J'ai quand même versé une larmichette, ce matin, en me rendant compte que sa brosse à dents était toujours dans mon gobelet.

16.09.2009

La boulette du jour.

Copie d'une élève de quatrième, question de vocabulaire : donne la définition de "prendre quelqu'un en croupe".

Réponse :

"prendre quelqu'un par le derrière".

C'est beau l'innocence !!!