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25.04.2008

Franck Thilliez (1).

J'ai découvert Franck Thilliez comme je découvre beaucoup d'auteurs que j'ai adorés : par hasard. Au gré d'un plongeage de truffe dans une pile de polars en librairie, je tombe sur un titre accrocheur, une couv. engageante, une 4e de couv. alléchante, une petite critique flatteuse, il ne m'en faut pas plus : j'achète, j'emporte, je dévore, je frémis, je finis, j'écris.

La première qualité de Franck Thilliez est qu'il est beau. (Quoi ? Je lis bien Stephen King, faut équilibrer). Et comme tous les auteurs beaux, il n'hésite pas à mettre sa trombine en deuxième de couv, en polo noir, sourire mi-figue mi-assassin. Il a un faux air de Manuel Valls, ce qui me le rend d'emblée éminemment sympathique. Et puis, il n'a que trois ans de plus que moi, du coup, une pointe de jalousie aiguillonne ma lecture.... ce qui rend mon admiration - croissante - d'autant plus intense.

65213851.jpgJe suis une lectrice hyper assidue de polars, de thrillers, de romans noirs, de romans policiers et de tous les sous-genres du genre "fais-moi peur avec ton enquête". J'avoue toutefois un faible réel pour le thriller, les histoires de tueurs en série machiavéliques, les héros récurrents, la police scientifique qui dissèque - que j'ai aimé les aventures de Kay Scarpetta ! - la cruauté crue des mises en scène morbides, le dévidage d'un écheveau machiavéliquement enchevêtré d'un esprit malade mais brillant, et l'intrusion du fantastique, du surnaturel mâtiné de psychiatrie, l'une et l'autre hypothèses qu'on ne parvient jamais totalement à écarter pour de bon, les références artistiques tour à tour célèbres et obscures, la religion détournée par des esprits malades... J'ai adoré Seven, Usual Suspects, Le silence des agneaux, pour prendre des exemples cinématographiques - et littéraires en amont - connus.

Franck Thilliez mêle harmonieusement une écriture intelligente, fine - malgré des ampoulades et des lourdeurs qui me le rendent finalement sympathique, je détaillerai dans les articles à venir - un travail très minutieux, redoutable, sur l'enchaînement des événements, et aussi une intelligence rare du personnage. J'aime beaucoup les héros indesctructibles que ce type de romans fait évoluer en général, dont les failles n'en sont jamais vraiment, qui en tout cas gardent plus de marbre dans leur âme que de fêlures. Franck Tilliez ose pousser la fêlure du héros non pas jusqu'à l'absurde, mais jusqu'au réel le plus pathétique.

759539199.jpgDemain, un aperçu de Train d'enfer pour Ange rouge...

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Commentaires

Le mot "thriller" est, je crois, relativement récent. Autrefois on parlait de polars et on piochait dans la Série Noire (couverture cartonnée sous jaquette). Combien de nuits blanches (spirituel !) j'ai passées à cause de James Hadley Chase ! J'ai vu qu'il était réédité, les jeunes générations vont pouvoir le découvrir. Bande de veinards.
Je n'ai encore rien lu de Franck Thilliez, mais suite à ton billet, je crois que je vais essayer.

Ecrit par : Boga | 25.04.2008

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