« tambouille. | Page d'accueil | Grand-mère est tranquille. »

27 mai 2008

Ah ! L'bâtros !

Souvent pour s'amuser, les hommes un peu volages

Prennent une jeune grue, pauv'fille bientôt mégère,

A l'heure où elle se croit dans la fleur de l'age,

Alors que la guettent les allures de mémère.

 

A peine les ont-ils frottés contre leurs hanches

Que, pleines de luxure, maladroites, amoureuses,

Elles laissent piteusement leur coeur qui s'épanche

Déverser ses pensées, gaies et douloureuses.

 

Cette fille amadouée, comme elle est gauche et veule !

Elle naguère si fière, qu'elle est risible en fait !

L'un, par cruauté, lui en fout plein la gueule,

L'autre mime en riant son visage circonspect.

 

Nous sommes quelques unes semblables à l'Evoquée,

Qui se grise d'Internet et oublie d'exister ;

Exilées dans la vie au milieu des tarés,

Nos âmes tremblantes nous empêchent d'aimer.

 

L'original, of course ;-)

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://polemos.hautetfort.com/trackback/1636137

Commentaires

"Exilées dans la vie au milieu des tarés"
Tu n'es pas un peu dure pour les Melunais, là ?
Bon, j'ai compris, ça ne concerne pas que les Melunais... Mais pourquoi tu dis ça en me regardant ? ;-)

Ecrit par : Boga | 29 mai 2008

C'était juste pour la rime :-)

Ecrit par : shakti | 29 mai 2008

Puisse Baudelaire t'inspirer souvent de si jolie manière !
Et à propos de rime, permets-moi de te répondre en citant Verlaine :

O qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?

Verlaine, Art Poétique
http://www.toutelapoesie.com/poemes/verlaine/jadis/art_poetique.htm

Ecrit par : Boga | 29 mai 2008

Ecrire un commentaire