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25 juin 2008

Sagan, le film.

Il faut que je trouve le moyen d'arrêter les films dont je sors les yeux bouffis et la goutte au nez ! Un très bon moment de cinéma avec ce film, des dialogues au couteau, du rythme, des personnages trempés et attachants.

Peut-être m'est-ce personnel, mais j'ai pris les citations de Sagan, qui rythment le film en voix off, en pleine face ; "Insensé lecteur qui crois que je ne suis pas toi", c'est l'apanage des grands auteurs de réaliser cet exploit : en parlant d'eux ou lorsqu'ils créent un monde, ils touchent au plus juste chacun de nous ; ils percutent ce qui nous est le plus intime, et qui est en même temps le mieux partagé. La solitude, la peur, la solitude encore.

Le film est drôle souvent, triste parfois, on peut trouver qu'à vouloir à toute force coller à la vraie Sagan, Sylvie Testud est parfois dans la caricature - notamment, je trouve, quand elle est Sagan jeune, après, c'est vraiment bluffant. N'empêche, ce film fait définitivement partie de la catégorie des films "pfiouh", ce dont je sors un avec un tressaillement dans l'âme, avec l'impression d'avoir entrevu quelque chose de moi-même, un reflet de la nature humaine.

A tout seigneur tout honneur : c'est pour une bonne moitié dans les citations choisies que reposent ces moments-là.

J'en connais une qui va compléter sa bibliothèque dès demain !

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Commentaires

Je m'y suis régalé aussi. Même si je me demande toujours s'il faut vraiment tirer des films de la vie des personnages contemporains.
La femme Sagan m'interpelle, l'auteur pas du tout.
Mais bon, elle n'a été tout au long de sa vie qu'une pauvre petite fille riche et désinvolte. On ne va pas non plus s'émouvoir de cette légèreté à toute épreuve. Enfin, à mon avis.

Ecrit par : Olivier Autissier | 25 juin 2008

BIen sûr, elle est complètement déconnectée par le fric de la réalité, incapable de mettre un pull à l'endroit etc. Cela dit, le film ne fait pas d'angélisme et insiste là-dessus aussi.

Mais ça pose aussi une question intéressante : qu'est-ce qui fait que des gens qui ont tout - amis, amour, argent, réussite sociale - se trouvent dans un tel sentiment de vacuité existentielle ?

J'ai eu une discussion avec un collègue il y a quelques jours, dont les 3 enfants (maintenant jeunes adultes) sont passés par la drogue (dure) et l'alcool (de façon chronique), alors que leur foyer a toujours été aisé et sans histoires lourdes. Je me pose la même question pour l'anorexie, qui touche souvent des jeunes filles de foyers sans problèmes.

N'est-on pas plus malheureux dans le bonheur ?

J'ai aimé que le film suscite ces questions, et puis bon, j'ai j'ai bien ri quand même, les dialogues sont sympas !

Amitiés ;-)

Ecrit par : shakti | 26 juin 2008

Ben je ne suis pas certain qu'elle aie vraiment eu l'amour.
Déjà l'impact de ses parents peu enthousiastes à la parution de son premier livre.
Et puis ensuite, le film montre bien qu'elle a épousé par dépit.
L'amour n'est jamais dans l'apparence, il est bien plus profond que ça.

Ecrit par : Olivier Autissier | 26 juin 2008

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