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31 juillet 2008

Mythologie.

histoire de l'érotisme.jpgGodemiché n'était pas comme les hommes obligés de passer par les misères de l'enfance. Dès qu'il fut dans le sein de la jeune abbesse il s'électrisa et prit aussitôt l'age de la puberté. Le premier usage qu'il fit de son existence fut de glisser du corset de l'abbesse vers un endroit que la pudeur m'empêche de nommer dans un siècle où la décence est un si beau mot. L'abbesse tomba dans l'instant en extase, ses yeux mourants et presque fermés par le plaisir. ; un mouvement délicieux l'agitait voluptueusement à chaque secousse que lui donnait Godemiché, elle s'écriait : Ah !... Ah !... J'expire... Mon bon Jésus, est-il possible que ta bonté ait rendu les créatures capables de tels ravissements ?

A peine Godemiché eut-il rempli de sa fonction la mère abbesse, qu'il s'envola sous le jupon d'une jeune novice : la nonne tomba à l'instant dans cet état charmant qui rend les mortels égaux aux dieux. Ah, coeur, s'écria-t-elle, ô plaisir... je meurs... j'expire... attends... finis... non, continue... Un silence enchanteur succéda à ce barbouillage ; bref, Godemiché, comme un papillon volage, ou comme un Français, voltigea de nonnes en nonnes, les combla de plaisirs. fatigué de tant d'exploits, le héros tomba à terre.

Un vieille discrète le ramassa, et croyant le ranimer dans son sein comme elle avait vu faire à son abbesse, elle ne fit que hâter le moment de son trépas. : le valeureux Godemiché, épuisé de fatigue, et saisi par le froid qui le prit subitement dans les tétons secs de la douairière, expira. L'abbesse et les nonnes, revenues de leur extase où le plaisir les avait plongées, demandèrent où était le dieu qui les avait enchantées. La vieille le tira de son sein et leur montra le pauvre Godemiché sans vie : à ce spectacle, elle versèrent un torrent de larmes ; l'amour, ce vrai consolateur du monde, leur donna l'idée de faire une figure semblable à celle du défunt. On la fit d'abord de chamois, quelques temps après de velours, et les siècles perfectionnèrent tellement l'instrument qu'on introduisit dans son sein un petit réservoir de lait chaud qu'un piston artistement construit élance avec vigueur dans le séjour constant de plaisirs ; depuis ce temps, l'image sert de réalité ; la figure du mort a passé dans tous les couvents où il a pris le nom honnête de bréviaire du diocèse.

Abbé du Laurens, L'Arétin Moderne, II, 1763, dans Histoire de l'érotisme, de l'Olympe au cybersexe, Découvertes Gallimard.

Un texte résumé de L'Histoire édifiante de Godemiché ;-)

Parole achetée est sacrée.

Un commission d'enquête a été formée pour vérifier les accusations de corruption contre le gouvernement indien, accusé d'avoir grassement payé des parlementaires de l'opposition pour voter en leur faveur.

Parlementaire est un métier en or en Inde, bien plus cool que ministre : on est à l'abri de presque tout. On continue à exercer son mandat même condamné pour meurtre (depuis la prison, quand même), et on peut parfaitement accepter les pots de vin... du moment qu'on vote dans le sens qu'a voulu celui qui vous a payé.

"Le scandale politique actuel n'est hélas pas nouveau. En 1993, déjà, le gouvernement de P V Narasimha Rao avait remporté un vote de confiance au Parlement grâce au soutien de deux petits partis. Ce n'est que lors du changement de gouvernement trois ans plus tard, que le Central Bureau of Investigation, sorte de « police des polices » indienne, avait ouvert une enquête concluant que l'ancien Premier ministre avait acheté plusieurs députés, tant fédéraux que locaux, afin de remporter le vote sur la motion de censure. Devant la Haute Cour de Delhi, les accusés avaient tenté de se défendre en évoquant en vain l'immunité parlementaire, garantie par l'article 105 du code pénal indien. Mais la Cour Suprême, qui s'était emparée de l'affaire en 1998, avait pris une décision inattendue et pour le moins controversée.

Confirmant à l'unanimité la culpabilité de la coalition gouvernementale, les cinq juges siégeant à la plus haute instance de justice indienne s'étaient en effet montrés bien plus divisés sur le cas des députés corrompus. Suite à un vote remporté à trois voix contre deux, ils ont finalement rendu le verdict suivant : "Un député est protégé par son immunité parlementaire dans le cas où son vote ou son discours au Parlement vont dans le sens du dessous-de-table qu'il a reçu". En clair, le droit de recevoir des pot-de-vin vient avec le devoir de voter en conséquence ! A la suite de cette décision, les députés achetés avaient été relaxés. Depuis, plusieurs tentatives pour amender l'article 105 ont échoué. "

Source : aujourd'hui l'Inde.

Parce qu'il faudrait voir à ne pas être malhonnête quand même. Le pot-de-vin, c'est sacré ! Parole d'avance payée tu ne peux pas ravaler.

30 juillet 2008

Paysans de tous les pays...

Je vais avoir l'air bien bête, mais j'assume. Je ne comprends pas grand chose à ces négociations internationales sur la libéralisation du commerce, et quand je suis allée sur le site de l'OMC pour me documenter, j'ai failli tomber de ma chaise, rien qu'en lisant la table des matières pour l'agriculture. Et là, j'ai juste décidé de rester ignarde.

N'empêche, d'après ce que je comprends, l'Inde - je suppose qu'elle n'est pas la seule - refuse d'augmenter ses taux d'importations agricoles, craignant de voir sombrer dans la misère la plus noire la masse de très petits agriculteurs (80 % des paysans indiens possèdent moins d'un ha de terre, et 60 % de la population active travaille dans l'agriculture), qui ne peuvent rivaliser en productivité et donc en prix avec les pays où l'agriculture est intensive et la production excédentaire.

Pourtant, défendre la survie d'une grande partie de sa population, qui ne peut tout simplement pas se retourner en deux jours pour faire autre chose de sa vie, ou intensifier sa production agricole, ça semble assez raisonnable, comme argument, non ? Sachant qu'un certain président français avait, il y a deux mois, opposé une fin de non-recevoir à tout accord qui risquerait de fragiliser l'agriculture française... Or, du côté indien, on parle simplement de la survie de millions de gens qui ont besoin de temps et de revenus décents pour améliorer leur rendement et pouvoir concurrencer, ben la concurrence.

Je m'étais pourtant laissé dire qu'on avait, nous Grandes Nations Civilisées et Grandissimement Merveilleuses, dans notre immense générosité, décrété comme objectif du millénaire la réduction de la famine, la diminution de la pollution, et plein de jolis mots qui voudraient dire par exemple, qu'on laisse d'abord les pays accéder à l'autosuffisance alimentaire,  et qu'on favorise la production locale plutôt que les transports abscons de marchandises à travers le monde.

Et là, je ne comprends plus : ce qui est vrai dans les discours pompeux ne le serait plus lors de négociations concrètes ?

Si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne cérébrale...

Dans la tête des hommes.

Comme la piscine a ENCORE changé ses horaires d'ouverture du matin, et que je me suis retrouvée avec une heure à tuer, je suis allée ce matin prendre un verre chez un mien ami qui tient un bistrot. Ce mien ami a la quarantaine bien entamée, est marié et heureux papa d'un mini-pousse, et aime beaucoup, beaucoup, beaucoup, les femmes.

Etant depuis quelques temps condamnée à être la bonne copine de service de quelques messieurs, j'en profite pour observer le mâle de très près dans son milieu naturel. J'eus donc tout le loisir ce matin de reluquer de très près les yeux et les expressions du visage de mon ami cafetier lorsqu'entrait une donzelle, ou lorsque - souvent - une femme passait devant sa vitrine.

Ce qui me souffle, c'est le degré de stupre et de luxure qui s'affiche dans le regard d'un gars qui voit une femme qui lui plaît. Je n'y avais jamais prêté attention auparavant, mais vraiment, à plusieurs moments, j'ai littéralement VU des images pornographiques défiler dans le regard de mon ami. Pourtant, c'est loin d'être un gros lourd, c'est même quelqu'un d'assez old school avec ces dames, galant, attentionné, et tout et tout. Mais malgré lui, il en montre beaucoup.

A un moment entre une jeune femme, jupe longue, brassière qui découvre le haut de ses hanches et un peu de ventre. Moi, le seul truc qui me revient à l'esprit quand je repense à cette femme, c'est qu'elle avait des vergetures blanches qui lui striaient les hanches, et qu'elle avait l'air assez vulgaire, dans l'ensemble. Je suis sûre que mon pote n'a rien vu de tel, puisqu'il a illico fait la tête de Vil Coyotte apercevant Bip Bip embroché et prêt à consommer.

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Ca doit être assez... pénible, à la fin, pour ces messieurs, d'être soumis à ce flot incessant de sollicitations visuelles, non ?

Parce que nous, les filles, on admire, mais on n'a pas tout de suite la scène de la douche de Derrière le string II qui nous vient à l'esprit... Enfin pas tout le temps. Tandis que là, mes pauvres amis, mais ça doit limite devenir douloureux, cette histoire !

Promis, pour soulager tous ces pauv'mâles en rut, je ne porterai plus que des pantalons et des tee shirts informes. Faut savoir aider son prochain, dans la vie.

 

29 juillet 2008

Hot chicken.

Une recette pour les palais qui aiment avoir chaud ;) Massalé de poulet, avec une recette simplissime : du poulet, de oignon et de l'ail hachés, des tomates, un verre d'eau et du massalé (j'y suis allée franchement avec 2 cuillères à soupe, mais j'admets que j'ai chaud. Très chaud). J'accompagne avec du riz vietnamien, fondant et parfumé.

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Anniversaire.

arret tabac.jpgUn an et 6 mois pile aujourd'hui. Bilan toujours super positif : pas -du tout envie de m'y remettre, respiration merveilleusement fluide, plus d'haleine de coyotte, vêtements et appartement qui sentent le frais, budget équilibré.

Bon alors bien sûr, j'ai définitivement banni le beurre du frigo, et globalement changé pas mal mon alimentation - peu de matières grasses et de féculents, beaucoup de légumes et de protéines - mais finalement, ce n'est pas non plus une conséquence si négative que ça !

Et je n'aurais jamais cru que moi, qui étais une vraie vilaine clope-tox, une cheminée d'usine, la clope au bec dès le pied par terre le matin, ou la dernière bouchée d'un repas encore dans l'oesophage, que moi, qui aurais fait des kilomètres le dimanche soir si j'avais été en rade, que moi, qui ne pouvais fermer l'oeil si je n'avais pas tiré sur la pompe à cancer juste avant de me coucher, et qui parfois, me relevais la nuit pour fumer, que moi, donc, j'arriverais à arrêter et à le vivre aussi bien.

Vous me direz que j'y pense toujours, vu que je pense à fêter l'an et demi. Ben oui, souvent même, mais sans aucune envie de m'y remettre. J'y pense comme à quelqu'un que j'aurais aimé, et que j'aurais quitté, parce qu'il me fait plus de mal que de bien, et que raisonnablement, il fallait couper les ponts, quand on y réfléchit sérieusement.

En amour comme en tabac, faut d'abord penser à soi, le reste suivra ;-)

 

28 juillet 2008

Nem pas peur.

Je suis terrorisée par les nems.

Oui, dit comme ça, je comprends que tu te dises "mais cette pauv'fille a pris un coup de chaleur."

Je veux dire, les nems qu'on trouve déjà prêts. Je suis d'ailleurs absolument réfractaire à toute forme d'alimentation où je ne vois pas les ingrédients, ou les plats où ceux-ci sont pré-machés mixés, et où donc peut se cacher tout et n'importe quoi. Depuis qu'un beau jour j'ai trouvé un hénaurme cafard dans un hachis parmentier sous-vide, et que je me suis dit qu'il aurait pu passer inaperçu, s'il avait été haché, j'ai un mal fou avec la bouffe pré-digérée.

J'ai de plus pas mal roulé ma bosse dans la restauration fut un temps, et je te passe, oh pauvre estomac fragile, le spectacle de la nature humaine cradingue qui sévit parfois dans des endroits qui, pourtant, semblent fort avenants tant qu'on ne voit pas qui cuisine - et surtout comment.

Bref, ce long prologue pour faire ma fière : mes premiers self-made rouleaux de printemps. Rapport aux aliments cachés dans la galette de riz, je suis bien contente de savoir quoi qu'est dedans et comment c'y fut mis.

Ingrédients : crevettes, porc en lamelles, nouilles de soja, champignons noirs, salade verte, menthe, carotte rapée, galettes de riz et sauce nuoc-mâm que j'avoue, j'ai achetée tout fait.

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Et là tu te marres, et tu te dis : ouais, mais facile de réunir des ingrédients, mais les rouleaux, hein, les rouleaux ??
Tu mets quelques secondes la galette de riz dans de l'eau tiède, tu poses sur un torchon PROPRE, tu mets ce que tu veux dedans, tu rabats les bords, et tu admires le résultat !
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Et je te le dis, oh lecteur de peu de foi : ce fut pas vilain, pour une première fois ;-)

De l'utilité du CD.

Sarkozy est un rapiat, comme cadeau à ses ministres, il offre le CD de Carlita qu'il a à l'oeil... Nous mêmes nous sommes souvent demandés que faire des les tasses Winnie l'ourson offertes par la grand-tante Josette à Noël, alors soyons sympas, et tentons d'aider nos ministres à trouver une utilité nationale à l'objet.

pigeon.jpgPour le ministre de l'écologie, l'emploi est tout trouvé : prends le CD, un bout de ficelle, accroche-le à ta fenêtre et hop, plus de chiures de pigeons sur ton balcon ! C'est pratique, facile à faire, et à durée de vie illimitée : un vrai usage écolo du CD !

Pour la ministre de la justice en prise avec le douloureux problème du surpeuplement carcéral, je vois une alternative bien melleure que le bracelet électronique. Selon la gravité de la peine souhaitée, obligeons notre délinquant à écouter un nombre défini de fois l'album dans son entier. Attention toutefois à ne pas avoir la main lourde, les conséquences psychologiques peuvent être désastreuses.

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Pour le ministre de l'immigration, voilà enfin un moyen de faire en sorte que les gens apprennent à la fois à parler français ET à être discrets : eh oui, la Carla chuchotant ses textes, l'apprenant fraîchement débarqué calquera son français sur celui de la belle, et voilà le problème de la promiscuité dans les HLM règlé ! Ce qui, au passage, rend service à mesdames Boutin et Amara, donc, d'une pierre,  2 ministères, et hop !

Pour le ministre des sports, point n'est besoin de beaucoup d'imagination. Convient bien aux enfants qui souhaitent s'initier au lancer de disque.

Sinon, pour un usage moins ambitieux, le CD convient comme miroir de poche, coupe-papier, couteau de poche, signal lumineux à distance, repoussoir à lourdeau indésirable (essaie de fredonner du Carla quand on te drague, tu verras), lime à ongles, cale-porte, et fnalement, cadeau pourri pour quelqu'un que t'aime pas.

Merci Nicolas.

 

27 juillet 2008

Géographie.

Les attentats qui ont fait 40 morts et une centaine de blessés à Ahmedabad (5,5 millions d'habitants) dans l'Etat du Gujarat en Inde, ont été relayés, dans les infos sur France Inter comme cela : "Un attentat a fait 40 mort et une centaine de blessés dans une ville d'un Etat de l'Ouest de l'Inde."

Le jour où un attentat de produira à Paris, j'attends de voir si les médias indiens traduiront : "Un attentat a eu lieu dans une ville de l'Ouest de l'Europe." La tête qu'on fera !

C'est pas comme si c'était compliqué à prononcer, en plus. Repeat after me : Gou- dja-rate. A-mé-da-bad. Voilà, tu vois, ça ne fait même pas mal.

 

25 juillet 2008

Kama-sutra ?

Le porno indien fait sa révolution... Mais pourquoi, POURQUOI, la moustache ???

Si j'étais encore sur Facebook, je créerais un groupe : "Pour l'interdiction absolue du port de la moustache en Inde" ou "les poils sous le nez, c'est péché."

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