25.07.2009
The reader.
Superbement fin. Après les vannes à deux balles et le gros tatatatatata de Public Ennemies, hyper attendu, hyper convenu, hyper décevant, The Reader m'a donné une vraie bouffée d'intelligence. Ralph Finnes est sublime, tout en intériorité. On a l'impression de voir se jouer dans ses iris et sur ses lèvres légèrement déprimées l'incompréhension, la déception, la passion, le dégoût, l'amour, sans qu'aucune de ces émotions soit jamais exclusive. Kate Winslet est sublimement belle, surtout lorsque la caméra effleure rapidement là des vergetures sur les hanches, là des seins qui ont vécu, là un sillon trentenaire sur sa joue.
J'en suis restée scotchée dans mon fauteuil, hier soir.
C'est un film qui prend le temps de se vivre sans jamais aucune longueur (contrairement au film d'action sus-cité, durant lequel les scènes les plus ennuyeuses sont celles où il y a "de l'action"...).
Une petite incompréhension : la réponse d'Hannah à la question : "Pourquoi ne leur avez-vous pas ouvert ?" ; sa réponse la rend soit complètement stupide, soit parfaitement inhumaine, et le reste du film montre qu'elle n'est ni l'un ni l'autre.
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