13.12.2009
Ce que veulent les femmes.
Trajet étrange, dans le RER D aujourd'hui. Un couple s'installe à côté de moi, face à face. Elle, la cinquantaine, très forte, surtout du ventre, en mini robe très moulante, grosse ceinture, gros maquillage, cheveux platine "de chez Micheline coiffure", portable collé à l'oreille, grosse voix. Lui, banal, à part des yeux qui m'ont semblé lubrique dès le prime abord.
Elle a passé les cinquante minutes du trajet à lui parler TRES fort de la p..pe qu'elle allait lui faire dès leur arrivée chez elle, du fait qu'elle avait très envie de manger son ......, du feu qu'elle avait vous devinez où, le tout avec la délicatesse de la poissonnière à la criée ; elle a tenu TOUT le trajet là-dessus, entre deux lapages de la glotte de son "doudou".
Incroyable. J'ai cherché la caméra cachée.
...
J'ai rejoint pour la journée mon cavalier du moment. Pré-quadra, dans la finance, gentil. Mais qui a le tort qu'ont tous mes cavaliers ces derniers mois : il cherche bobonne. Ne cherche pas à me séduire mais à me garantir qu'il est un bon parti. Ne cherche pas à me faire rêver mais à me faire miroiter un avenir stable. Peut-être que je dégage un fluide hormonal ces derniers temps, il semble que je suggère fortement la possibilité extatique de soirées à deux autour d'un gratin de pâtes, de dimanches chez les beaux-parents, d'ovaires productifs.
Et pourtant.
21:23 Publié dans Mouwa | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10.12.2009
Julien Cottereau, magicien.
Voilà un message que je n'avais pas lu depuis longtemps, dans ma BaL : "Vous avez un nouveau commentaire sur votre blog". Un petit mot sorti de je ne sais où, de lorent, et qui m'a titillé l'envie de me remettre au clavier.
L'écriture quotidienne m'est devenue fastidieuse. Pourtant, se poser, prendre un temps pour formuler ses désirs et ses frustrations, et pourquoi pas, faire naître des envies chez quelques lecteurs anonymes...
Ma vie a pas mal changé ces derniers temps. J'ai pris quelqes claques. Mon père, en pleine crise existentielle, m'a sorti pas mal d'horreurs sur sa vie de couple, des choses que les enfants ne devraient pas entendre dans la bouche de leurs parents. Ma mère, lorsque je l'ai vue la dernière fois, se laissait partir, dans l'indifférence générale, couchée sur le canapé, moins 12 kilos en quelques semaines. Je l'ai poussée à demander de l'aide, heureusement, ça a marché, pour l'instant. Un cousin devenu tétrapégique à 17 ans, suite à un accident de mobylette. Le souvenir récurrent de la mort, l'année dernière, de l'homme qui m'a élevée jusqu'à mes neuf ans.
J'ai pris quelques décisions de mon côté. La principale : ne plus toucher une goutte d'alcool, je commençais à trouver l'éthylisation trop confortable, beaucoup trop souvent. Ca change pas mal de choses, de s'obliger à rester lucide tout le temps. J'aime bien ça, pour l'instant, même si parfois, évidemment, j'ai bien envie de me retourner la tête.
Ca donne en tout cas envie de bouger.
J'ai donc bougé en prenant un abonnement annuel à une salle de spectacle près de chez moi.
Et j'ai vu LE spectacle qui a révolutionné mon Moi profond à l'intérieur du dedans tu-vois-c'que-j'veux-dire.
JULIEN COTTEREAU, Imagine-toi. Un spectacle de mime d'une rare beauté, très drôle, avec un clown-acteur-mime-bruiteur d'un talent délirant. J'arrête les superlatifs, je ne vais pas me risquer à raconter le spectacle (c'est du mime, quand même). Jean-Marc le décrit très bien - et bien sûr, le plaisir particulier fut que JE suis montée sur scène pour jouer la fille dont Julien tombe amoureux, ça ne s'invente pas ! Ce mec a un regard délirant ! Ce coup-ci, j'arrête vraiment les superlatifs, je vais tomber dans la guimauve.
Le plus fort, c'est qu'il m'a fait voyager dans mon passé, lorsque je faisais du théâtre, il y a... pfiouh... des vies de ça. Et que, du coup, je m'y remets. Je teste donc plusieurs cours à Paris en ce moment, de clown et d'impro, surtout. Et c'est bon !
Merci Julien !
Peut-être vais-je réussir à me tenir à raconter mes aventures théâtrales ? Ca pourrait être sympa, quoi que j'aurais du mal à vous décrire mon sentiment lorsque j'ai fait la machine à laver la semaine dernière.
J'ai redéfini le sens de l'expression "moment de solitude" :-)
atelier dimanche soir !
21:56 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : julien cottereau, moi
08.10.2009
Apathie.
Moment de solitude en rentrant du boulot.
Je vois une dizaine de mètres devant moi une jeune femme, très ronde, qui semble porter un short noir très très moulant et très très court sur des collants noirs. Je me dis que quand même, la mode, faut savoir la porter, et que là, ça faisait franchement ridicule.
En approchant, je me rends compte qu'en fait, sa jupe de laine, orange, qui dépassait un peu de son blouson, avait dû remonter, à force de marcher, sur ses collants, et qu'en fait... cette jeune fille avait très simplement le cul à l'air. Quoique couvert d'un collant opaque très étiré, ce cul narguait néanmoins la rue entière de son imposante ondulation.
Et là, gros blanc. Je me dis qu'il faudrait très basiquement bifurquer vers elle, me précipiter et lui dire de couvrir ce cul outrageant, et puis zut, en fait non, elle a sans doute fait le bonheur de dizaines de messieurs en cette fin de journée de labeur.
Car pour être imposant, son cul n'en était pas moins harmonieux, et sa tenue, une fois la méprise du short levée, plutôt aguichante : string noir sous le collant, talons hauts, démarche lente et chaloupée.
Entre le bonheur de beaucoup et la gêne d'une seule, ma foi... :)
21:21 Publié dans Mouwa | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.10.2009
Mesurettes et mensonges.
Si j'étais à l'UMP, j'aurais vraiment honte de ce que les pontes de mon parti, au gouvernement, racontent comme bêtises.
Par exemple, cette histoire de financer la présence des élèves dans trois lycées pros de l'académie de Créteil. Chez JM Apathie, Luc Châtel s'est littéralement embourbé comme un débutant dans des justifications vaseuses. On financerait donc des projets pédagogiques pour les classes où l'absentéisme serait régulé. Cette carotte pousserait les vilains paresseux à se lever le matin et à venir en cours, pour les beaux yeux du projet commun payé en fin d'année.
Vous en connaissez, vous, des gamins déscolarisés, sur lesquels la famille n'a pas de prise pour les obliger à venir en cours, qui en ont quelque chose à f...tre de financer un projet pédago à leur classe par la grâce de leur présence ? Sérieusement ? De qui se moque-t-on ?
Puis, lorsque le journaliste l'interroge sur l'éventuelle interdiction des téléphones portables dans les établissements, il répond que "c'est de la compétence des conseils d'administration des établissements, qui rédigent leur propre règlement intérieur". Faux, archi faux, on est soumis à la loi en général et aux directives de l'éduc nat en particulier, et on n'a pas le droit d'interdire aux élèves d'avoir des portables, ou des MP3, ou quelque objet qui n'ait pas fait la preuve de sa dangerosité. On peut juste en limiter l'usage.
Mensonges éhontés, mesures irréfléchies.
Je suis fatiguée de cette "politique" qui se contente de jeter de la poudre aux yeux, dont la seule compétence est de "travailler la com". La souffrance de beaucoup est trop lourde pour qu'on en laisse la cure à cette bande d'incompétents nuisibles.
Je suis d'autant plus triste de ne pas voir un projet de gauche sérieux émerger, à part peut-être chez les Verts. Seront-ils assez audibles en 2012 ?
12:59 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
30.09.2009
Ce qui reste.
Je passe en revue ce soir mes quelques albums photos de voyages. Je tombe sur LA photo qui m'arrête. Un paysage magnifique ? Une prise de vue audacieuse ? Un cadrage idéal ? Non.

20:50 Publié dans Mouwa | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24.09.2009
Salsa !
Premier cours de salsa ce soir, et pas le dernier !
Après une longue journée de boulot, et un pétage de plomb d'élève (Vas-y t'es raciste !) - explication du père : "Faut comprendre, il aime pas quand les femmes lui donnent des ordres..."- ce premier cours où j'ai pendant une heure appris des pas de base de la salsa m'a fait un bien fou ! Au physique, de sentir bouger mon corps au rythme d'une musique endiablée, au moral, parce que concentration extrême oblige, on oublie tout, et on sort vidée, et heureuse.
Ce soir, j'ai envie de me trouver une lecture douce et riante. Je vais relire un de mes Garcia Marquez, tiens, L'amour au temps du choléra. Ca me changera des lectures génocidaires !
21:03 Publié dans Mouwa | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : danse
22.09.2009
Bastien Balthazar et moi.
Rompant avec la lecture génocidaire de ces derniers temps, je me suis fait un bien fou à lire (jamais fait avant !) L'histoire sans fin de Michaël Ende. Je déteste la fantasy en temps ordinaire, mais ce livre m'a simplement fait retrouver mes sensations de lectrice "jeune", lorsque je découvrais les contes, puis plus tard les grands romans du 19e siècle, l'histoire tumultueuse et si crédible de Jean Valjean et de Cosette, la lente agonie d'Emma Bovary, les combats héroïques et pitoyables du vieil homme contre la mer..., bref, je me suis, pour la première fois depuis très longtemps, retrouvée à lire un roman pour le plaisir de me laisser emporter dans l'histoire !
Que c'est bon ! Se blottir sous la couette le soir, avec un verre de lait, impatiente de savoir ce que cet idiot de Bastien va pouvoir inventer comme ânerie à faire au pays Fantastique ! Se faire prendre comme une bleue à vouloir savoir la suite, l'imaginer lors de toutes ces fois où l'auteur écrit "ceci sera conté une autre fois", s'endormir assise dans son lit, les lunettes de guingois sur le pif, les rêves au pays fantastique, en compagnie des personnages du livre !!!
J'ai poussé le vice hier jusqu'à ne pas lire les deux dernières pages, pour m'en laisser une miette ce soir. Pour les raresqui ne l'auraient pas lu ado, et qui ont envie de se faire un petit trip Peter Pan !
21:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : lecture

