20 juin 2008
Shakti fait mumuse. (3)
07:05 Publié dans j'écris. | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27 mai 2008
Ah ! L'bâtros !
Souvent pour s'amuser, les hommes un peu volages
Prennent une jeune grue, pauv'fille bientôt mégère,
A l'heure où elle se croit dans la fleur de l'age,
Alors que la guettent les allures de mémère.
A peine les ont-ils frottés contre leurs hanches
Que, pleines de luxure, maladroites, amoureuses,
Elles laissent piteusement leur coeur qui s'épanche
Déverser ses pensées, gaies et douloureuses.
Cette fille amadouée, comme elle est gauche et veule !
Elle naguère si fière, qu'elle est risible en fait !
L'un, par cruauté, lui en fout plein la gueule,
L'autre mime en riant son visage circonspect.
Nous sommes quelques unes semblables à l'Evoquée,
Qui se grise d'Internet et oublie d'exister ;
Exilées dans la vie au milieu des tarés,
Nos âmes tremblantes nous empêchent d'aimer.
L'original, of course ;-)
21:28 Publié dans j'écris. | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14 mai 2008
Cours de cuisine pour débutant.
Prenez une poire - le degré de maturité , la taille, la couleur, et la fermeté de la chair dépendent entièrement de votre goût personnel. Ne vous laissez pas, pour votre choix, influencer par les modes culinaires qui passent aussi vite qu'elles naissent.
Fut un temps, on aimait la bonne chère : on baffrait joyeusement des plats pantagrueliques, gras et généreux, bien enrobés d'une sauce riche et moelleuse. On appréciait en ce temps-là une bonne cuisse de dinde, du chou farci ou une brandade de morue. Puis est venu le temps de la nouvelle cuisine, où la norme devint la restriction de la quantité, le souci exarcerbé de la présentation. La qualité, a-t-on dit, comble largement l'espace laissé libre par la quantité. Ici, on parle de raffinement, de délicatesse, de luxe. On a alors préféré les asperges, les endives et les crevettes. Aujourd'hui enfin, le goût est à la cuisine moléculaire. Plus rien n'a le goût de son apparence. Ainsi, tel ressemble à un oeuf au plat qui est en fait une saucisse de Morteaux métamorphosée par les miracles de la science.
On pourra, pour cette recette, préférer un fruit juteux et sucré du marché local, à la peau peut-être par endroit flétrie par l'absence d'artifices de conservation, aux chairs çà et là cabossées par les aléas de la vie, mais au goût unique et sincère, à la générosité franche et sans fards.
Après avoir conquis la poire de votre désir, détaillez-la tout en délicatesse. Puis, faites-la mariner un bon moment dans un mélange d'épices bien piquantes, d'oignon qui fait pleurer, de sucre pour adoucir le tout. N'hésitez vraiment pas à pratiquer le mélange des genres ; en matière gastronomique, le sucré-salé et le chaud-froid sont des valeurs sures.
Vous pouvez, si vous aimez la cuisine de grand-mère, faire revenir votre poire en robe de chambre. Aujourd'hui, on préfèrera l'éplucher totalement avant cuisson, mais encore une fois, tout est affaire de goût. Dans le deuxième cas, pensez bien à être ferme dans l'intention, et très délicat dans le geste.
Faire boullir à feu vif, puis ramener à feu doux et laisser frémir. Faire frémir jusqu'à ce que la poire soit fondante à coeur. N'hésitez pas à, du bout des lèvres, goûter souvent. Soyez tout à votre recette, ne vous laisser pas distraire par d'autres préoccupations qui vous la feraient rater. Les meilleurs plats ont besoin de mijoter.
Attention toutefois à ne pas laisser cramer, c'est l'affaire d'un instant : un plat oublié sur un feu trop vif est bon à jeter. C'est ce qu'il y a de plus dur à rattraper.
Une fois la préparation terminée, vous pouvez enfin jouir de votre poire si patiemment amenée à devenir un plat raffiné.
Consommez sans attendre, ne laissez pas refroidir.
Vous aurez, si vous y avez pris un soin particulier, un souvenir plaisant pour la vie.
Une bonne poire ne s'oublie pas.
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11 mai 2008
Texte caché (5).
Madame, vous êtes mon obligée, et j'ai donc décidé de vous
faire parler, et mes manches je vais re
trousser ; je n'ai qu'un désir : celui de vous
extorquer, que dis-je, celui de vous sou
tirer ou mieux encore, de vous
arracher tous vos secrets ; dans votre passé, je vais
pénétrer profondément et longuement et vous
harceler de questions qui, de rage ou de honte , vous feront sur
sauter ; mais jamais l'ultime vulgarité je n'aurai de vous
obliger, par la contrainte physique, à craindre la torture et à pa
niquer. Je suis, quoi qu'on en pense, un homme bien éduqué.
15:52 Publié dans j'écris. | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09 mai 2008
Texte caché (4).
Encore un petit texte coquin de mon cru, donc le décodage est simple : il suffit de suivre un exemple illustre ;-)
Une ingénue qui n'avait jamais péché,
Se retrouvant en bord de mer, un été,
Fut, l'espace d'une journée, dans une complète liberté
A laquelle elle n'était guère habituée.
Profitant de l'absence des figures d'autorité
Partis visiter de la région les musées,
A explorer d'elle-même
De l'endroit qu'elle méconnaissait
Les profondeurs mystérieuses et secrètes elle se sentit autorisée.
Bien vite, elle se trouve en grande difficulté ;
Par un heureux hasard, un quidam vint à passer,
Il se sentit, par pure galanterie, obligé de l'aider.
Tout échaudé d'avoir vu cette jeune beauté
L'aventure de la mer tenter et
Caresser avec avidité
L'espoir fou de rallier
Cette zone que tant d'hommes encore méconnaissaient,
Celle qui à leurs assauts répétés avait résisté,
Il en conçut l'envie de l'imiter,
Et par là même, de la tirer de l'embarras dans lequel elle s'était fourrée.
Se penchant par-dessus les églantiers
Qui de la jeune fille le séparaient,
Sa canne rigide il fourra dans le bosquet,
Afin d'atteindre la jeunette en difficulté.
Alors que ravi, béat, les yeux exorbités, il allait bientôt son but ultime toucher,
Et que la jeune fille il allait de l'embarras dégager,
Il dut son jonc des églantiers vivement retirer,
Car l'équilibre de perdre il avait manqué.
Il s'en trouva pour un bon moment fort irrité,
La jeunette dans l'embarras il avait laissé,
Car il n'avait sur la berge pu la tirer.
Moralité : faut écouter les cours de sciences nat, si si !
19:34 Publié dans j'écris. | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04 mai 2008
Solution de l'énigme (2).
Pour trouver le petit texte licencieux caché dans ce texte-là, il fallait lire un vers sur trois, en commençant par le troisième... ;-)
17:10 Publié dans j'écris. | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Texte caché (3).
Les histoires d'amour finissent mal, en général, disait la chanson ; voici un exemple qui apportera de l'eau au moulin de l'adage...
Il n'y a qu'une phrase à trouver... Enigme difficile !
Voici la solution pour les pauvre hères qui se sont arraché les cheveux dessus : il fallait prenre deux lettres, puis laisser deux lettres et prendre les deux suivantes, puis laisser quatre lettres et laisser les deux suivantes, puis laisser 6 lettres et prendre les deux suivantes :
Le pauvre homme, harcelé par un avocat fort zelé,
Ne se remet toujours pas de sa mise au rebut précipitée,
De l'exécrable attitude de son ancienne dulcinée, qui
Le vide de tout son passé, le privant du goût même de la vie.
L'homme, pauvre citron pressé désormais,
Va omettre - oh acte manqué ! - de toutes les pages légales parapher.
On va mettre ça sur le compte de l'émotion,
Dit l'inestimable dame de fer, plus rigide qu'un pion,
Tu me remercieras plus tard, même si jusque là,
Tu n'as aucune idée du bienfait que je t'accorde, et
Qu'on nie ma bonté extrême envers toi !
Voyons, ma mère me disait vrai, à propos de ta moitié d'humanité :
La caresse d'une femme vous repaît goulûment, puis vous
Apparaissez somnolents, ravis, devenez dans nos bras tout mous ;
Soumis à vos seuls instincts du moment,
Cependant que votre compagne bien plus de tendresse attend.
Te voilà comme nos animaux familiers à présent !
Rut ! Bas instincts vite satisfaits ! Regarde ton alter ego :
Un chien, si on lui donne à ronger un os, qu'on lui flatte le dos,
S'il est dressé, on peut aussi en attendre une caresse de temps en temps ;
Est-il pour autant sincère et intelligent dans ses élans ?
Et se prend-il, pour autant, pour le roi des amants ?
Moralité : femina homini lupa ; homo feminae canis ;-) La moralité ne fait pas partie de l'énigme !
La phrase à trouver est comme promis une citation philosophique, extraite du Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes de Rousseau.
...
...
...
...
...
Nan, j'rigole, c'est une phrase coquine, pfff, zavez eu peur, hein ;-)
Indices :
Le début d'une histoire est toujours la plus féconde,
La fin n'a d'autre but qu'elle-même.
Mais du début il faut toujours bien prendre soin.
Contrairement à cette femme qui n'aime rien,
Des couples il faudra laisser bien soudés,
Régulièrement il faudra avancer,
Et régulièrement, il faudra reculer,
Pour, comme la douce marée,
A nouveau ensuite avancer.
En couplets, qui font sens pour t'aider
L'auteur ce texte a découpé.
Bon courage !
06:00 Publié dans j'écris. | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03 mai 2008
Solution de l'énigme.
Le texte caché dans ce texte-là exigeait qu'on lise les trois premiers mots du premier vers, puis les trois derniers du suivant, puis les trois premiers du suivant, etc... Ce qui donne pour le début :
La femme est une enfant de Bohême
et sourit aisément d'un délicat poème.
Elle mérite qu'une âme et une voix justes
...
Demain, la clé de l'énigne suivante ;-) Il me semble plus facile à trouver, même s'il est plus long...
18:55 Publié dans j'écris. | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Génuflexion.
Poème codé...
Ayant fait confiance à des amies fort peu fréquentables,
Une jeune fille chuta dans une étable :
Se relevant échevelée, après
Avoir bien bataillé dans les blés
Et s'être les genoux éraflé, pour être restée
Une bien longue période agenouillée,
La jeune fille pleura, lâchement abandonnée
De ses "amies" cruelles car plus fortunées ;
Une dame, d'allure timide quoique fort aimable,
Vint à passer accompagnée d'un jeune connétable
Pied-bot, qui, envers la jolie jeunette affable,
Voulut se montrer secourable :
Vous voilà bien mal, puis-je vous être utile ?
La jeunette, impolie quoique fort jolie, répondit :
Je vous trouve là rudement poli,
Mais je vois bien que vos douleurs,
A côté des miennes font bien plus peur !
N'en êtes-vous pas meurtri ?
Habitué à la méchante naïveté
Des jeunes filles jolies et écervelées,
Le galant jeune homme lui répondit :
Vos paroles, madame, n'ont que peu de conséquence,
En raison de votre jeunesse, elle perdent de leur sens :
Même si votre bouche, madame,
Prononçait des mots bien plus cruels,
Et montrant bien plus de fiel,
Devait me mortellement blesser le vit,
Je ne saurais vous en vouloir,
Et quand bien même votre âme serait noire,
Je vendrais mon âme au diable
Plutôt que de troubler votre regard si gentil
Et je soudoierais Saint-Pierre, oui, jusqu'à lui,
Pour que sa douceur ineffable pour le moins il sentît.
La jeune fille rassérénée en fut et ressentit depuis,
Un amour sans bornes pour la vigueur masculine.
Il faut oraliser ses envies, voilà la moralité
De cette histoire sans importance
D'une jeune fille pour qui la malchance tourna en chance ;
Mais, chut, de certaines choses, il ne faut mot piper.
Indice (uniquement en cas d'urgence, c'est pas bien compliqué !!!)
Pour la clé de l'enigme trouver,
Un rythme régulier il te faudra adopter,
Et toujours de la chrétienté,
Le chiffre sacré va t'aider.
07:17 Publié dans j'écris. | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02 mai 2008
Texte caché (2).
Poème codé...
La femme est une enfant de bohème,
et sourit aisément d'un délicat poème.
Elle mérite qu'une âme et une voix justes
la célèbrent, et qu'en vers on la déguste.
Pour parvenir à, vraiment, au fond du coeur la toucher,
une grande sensibilité il faut pour la bien stimuler.
Plus que de virilité, de rude masculinité,
On préfèrera de loin les mots longs, empesés,
Il faut faire, avec la féminité,
Plus que tout le reste preuve de doigté.
Alors, le texte caché, vous le trouvez ? ;-)
Un indice (à ne lire que si vraiment, hein, bon...)
Les premiers seront les derniers,
Et du chiffre sacré
De la chrétienté
Tu obtiendras la clé.
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