20.12.2009

Problème de fille.

Après un dîner chez un charmant chevalier - médecin ce coup-ci, c'est bon pour le fantasme, faudra vraiment que je lui demande de mettre sa blouse blanche un de ces jours ! - me voilà de retour par le train chez moi.

Après une série de dérapages très peu artistiques sur le verglas, je vois un jeune homme, dans la nuit glaciale, s'approcher de moi d'un pas hésitant.

- Madame, heu, madame, s'il vous plaît !

- Moui ?

- Excusez-moi, mais j'ai un truc un peu gênant à vous demander...

- Allez-y toujours (yeux pleins d'étoiles après un dîner raffiné et une compagnie délicieuse, et promesse de sexe effréné).

- Vous n'auriez pas un Tampax ?

- ...

- C'est pour ma copine, elle a un problème, vous voyez quoi.

Vous dire que le charme de ma soirée est retombée d'un coup serait un euphémisme.

On appelle ça la claque de la réalité dans ta gueule :)

16.12.2009

Les hormones, ou bien la déprime hivernale.

Voilà notre Shakti, un mardi soir, étalée sur son canapé avec une tablette de chocolat praliné et un bol de lait chaud, qui attend avec impatience que l'émission "Incroyable talent" commence.

Car oui, je l'avoue, je suis tombée par hasard dessus la semaine dernière, et je suis devenue accro.

Je pensais jusque là qu'il ne s'agissait que de se moquer d'une bande de pauvres types excités de passer à la télé et qui se repasseraient, à chaque repas de famille, leur pitoyable prestation - t'as vu, tante Agathe, y a Smaïn qui m'a dit que j'étais pit... 'fin, pitay...., enfin que j'faisais pitié quoi ! Ca déchire grave !

Je suis tombée sur une émission où la plupart des numéros présentés sont de belle qualité, voire franchement impressionnants.

Mention spéciale la semaine dernière pour Skorpion, que je kiffe grave pour tout dire, et que je me repasse en boucle.

Hier soir donc, impatiente de m'extasier sur des prouesses physiques ou artistiques (les vocales me chantent bien moins, c'est trop vu), je me suis trouvée à sangloter d'émotion devant le talent, et le culot, de nombreux candidats. Ce que la nature humaine sait faire de ses deux jambes, de ses deux bras, et de quelques muscles abdominaux, est franchement sidérant. L'énergie mise dans leur passion fait vraiment plaisir à voir - je pense surtout aux groupes de danseurs qui doivent répéter dans d'obscures gymnases municipaux dans le meilleur des cas, et qui en sortent pourtant de réelles trouvailles, et une joie de vivre communicative.

...

Il faut dire que juste avant, au zapping, on avait pu voir des images d'islamistes somaliens tuant deux hommes convaincus d'adultère - l'un à coup de fusil, l'autre à coup de pierres, nom de Dieu, de pierres, au mépris de tout ce qui est humainement concevable. Et ça, pour tout dire, ça m'a instantanément écoeurée de la nature humaine.

...

«Chaque jour nouvelle fantaisie et se meuvent nos humeurs avec les mouvements du temps." Montaigne, Les Essais.

13.12.2009

Ce que veulent les femmes.

Trajet étrange, dans le RER D aujourd'hui. Un couple s'installe à côté de moi, face à face. Elle, la cinquantaine, très forte, surtout du ventre, en mini robe très moulante, grosse ceinture, gros maquillage, cheveux platine "de chez Micheline coiffure", portable collé à l'oreille, grosse voix. Lui, banal, à part des yeux qui m'ont semblé lubrique dès le prime abord.

Elle a passé les cinquante minutes du trajet à lui parler TRES fort de la p..pe qu'elle allait lui faire dès leur arrivée chez elle, du fait qu'elle avait très envie de manger son ......, du feu qu'elle avait vous devinez où, le tout avec la délicatesse de la poissonnière à la criée ; elle a tenu TOUT le trajet là-dessus, entre deux lapages de la glotte de son "doudou".

Incroyable. J'ai cherché la caméra cachée.

...

J'ai rejoint pour la journée mon cavalier du moment. Pré-quadra, dans la finance, gentil. Mais qui a le tort qu'ont tous mes cavaliers ces derniers mois : il cherche bobonne. Ne cherche pas à me séduire mais à me garantir qu'il est un bon parti. Ne cherche pas à me faire rêver mais à me faire miroiter un avenir stable. Peut-être que je dégage un fluide hormonal ces derniers temps, il semble que je suggère fortement la possibilité extatique de soirées à deux autour d'un gratin de pâtes, de dimanches chez les beaux-parents, d'ovaires productifs.

Et pourtant.

08.10.2009

Apathie.

ronde.jpgMoment de solitude en rentrant du boulot.

Je vois une dizaine de mètres devant moi une jeune femme, très ronde, qui semble porter un short noir très très moulant et très très court sur des collants noirs. Je me dis que quand même, la mode, faut savoir la porter, et que là, ça faisait franchement ridicule.

En approchant, je me rends compte qu'en fait, sa jupe de laine, orange, qui dépassait un peu de son blouson, avait dû remonter, à force de marcher, sur ses collants, et qu'en fait... cette jeune fille avait très simplement le cul à l'air. Quoique couvert d'un collant opaque très étiré, ce cul narguait néanmoins la rue entière de son imposante ondulation.

Et là, gros blanc. Je me dis qu'il faudrait très basiquement bifurquer vers elle, me précipiter et lui dire de couvrir ce cul outrageant, et puis zut, en fait non, elle a sans doute fait le bonheur de dizaines de messieurs en cette fin de journée de labeur.

Car pour être imposant, son cul n'en était pas moins harmonieux, et sa tenue, une fois la méprise du short levée, plutôt aguichante : string noir sous le collant, talons hauts, démarche lente et chaloupée.

Entre le bonheur de beaucoup et la gêne d'une seule, ma foi... :)

30.09.2009

Ce qui reste.

Je passe en revue ce soir mes quelques albums photos de voyages. Je tombe sur LA photo qui m'arrête. Un paysage magnifique ? Une prise de vue audacieuse ? Un cadrage idéal ? Non.

inde sourire.jpg
Ces sourires francs, et ce moment fugace à Bénarès. Deux ans plus tard...

24.09.2009

Salsa !

salsa.jpgPremier cours de salsa ce soir, et pas le dernier !

Après une longue journée de boulot, et un pétage de plomb d'élève (Vas-y t'es raciste !) - explication du père : "Faut comprendre, il aime pas quand les femmes lui donnent des ordres..."- ce premier cours où j'ai pendant une heure appris des pas de base de la salsa m'a fait un bien fou ! Au physique, de sentir bouger mon corps au rythme d'une musique endiablée, au moral, parce que concentration extrême oblige, on oublie tout, et on sort vidée, et heureuse.

Ce soir, j'ai envie de me trouver une lecture douce et riante. Je vais relire un de mes Garcia Marquez, tiens, L'amour au temps du choléra. Ca me changera des lectures génocidaires !

21:03 Publié dans Mouwa | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : danse

20.09.2009

Rupture.

Ca y est, j'ai rompu avec l'homme idéal.

Parfois, c'est à se demander ce qui déconne chez moi. Il m'a bien sûr demandé pourquoi. Je me suis sentie très con de répondre : "J'en sais rien. Tu es adorable, attentionné, intelligent, attirant, stable... Tu es certainement le fantasme incarné de toutes les trentenaires en mal de mariage. Mais je ne suis pas amoureuse, et je ne veux pas te faire perdre ton temps."

Je ne crois pas au grand amour. En tout cas, je suis sure de ne pas être le genre de fille qui puisse assez lâcher prise pour éprouver une grande passion. Je suis trop rationnelle, trop terre-à-terre pour ça. Je ne m'attends pas à vivre une passion dévastatrice, à rencontrer quelqu'un en qui je verrais "ma moitié".

Mais quand même, il m'en faut un peu plus que de l'amitié et de la gentillesse.

Une amie, avec qui je discutais de cela, me disait qu'elle était sure que les hommes pouvaient, pour se mettre en couple, se contenter de cela : bien s'entendre avec une femme, et accessoirement avoir physiquement envie d'elle. L'amour dans tout ça ? Le fruit de l'habitude, de la complicité.

...

J'ai quand même versé une larmichette, ce matin, en me rendant compte que sa brosse à dents était toujours dans mon gobelet.

15.09.2009

L'homme idéal.

Voici quelques mois, je rencontrais un trentenaire qu'avait l'air normal. Entendez ni poivrot, ni misogyne, ni fifils à sa môman, ni sadique, ni maso, ni fétichiste de cornichons à la russe, ni  affligé de tocs honteux.

Un cas rare, quoi.

V'là t'y pas que je te dragouille le trentenaire, et qu'ycelui répond favorablement à mes appels du pied, de l'oeil et du reste. Bon. Je me vautre depuis trois longues semaines dans une relation, comment dire, "de petit couple". Monsieur me parle de son désir d'enfant dès le premier dîner (mais qu'est-ce qu'ils ont tous à me parler de ça, en ce moment ? J'ai une tête de couveuse, ou bien ?). De sa dernière relation, qu'a duré huit ans (nom de de nom !!!).

Je me dis : "Ma grande, tu es enfin devenue une grande fille, tu es enfin tombée sous le charme du TYPE BIEN."

Chose que confusément, je pensais bien attendre, post-trentenaire célibataire que je suis.

Sauf que...

Eh bien non. Le trentenaire qu'a un pavillon en banlieue avec un garage et un jardin, moi, il m'emmerde. Je l'aime bien, cependant. Mais il m'emmerde. A me parler de sa famille, de ses potes qu'il va me présenter, et qui, les pauvres, sont "encore" célibataires à 35 ans (ah ouais ???). A me demander de m'inscrire avec lui à un cours de salsa près de chez lui, alors que je préfère y aller seule, près de chez MOI. A me ficher au visage qu'"une femme qui me dirait qu'elle ne veut pas de gosse, je la quitte tout de suite".

 

On croit souvent que les femmes trentenaires sont désespérées d'être seules. Pourtant, toutes mes copines finissent par se rendre compte qu'elles le vivent plutôt bien. Elles ont un boulot qu'elles adorent, elles investissent dans l'immobilier, font du bénévolat, ont une vie sociale, des sex toys, se cultivent, voyagent, et quelque-unes s'éclatent au lit avec des gars de passage. En revanche, les quelques mecs mi-trentenaires célib que j'ai dragouillés ces derniers temps m'ont TOUS hurlé leur besoin intense de "fonder une famille", me jetant leur désespoir à la tronche, et me faisant du coup partir à la vitesse du lièvre sous ecsta dans la direction opposée.

 

Ne me reste plus qu'à quitter mon trentenaire hautement mariable. Pfff, les gars : CAL-MEZ-VOUS !

 

19.07.2009

Comment ne pas passer pour un mollusque ?

Une des randonneuses du jour m'a raconté sa dernière opération séduction, qui s'est comme la mienne soldée par un gros plouf, et ceci pour la même raison que moi : le gars était bien trop mou. Messieurs, quelques conseils essentiels pour ne pas vous faire éjecter dès le premier tour (bien que ceux-ci restent valables après :-)

timide.jpg1. Vous n'attendez pas que la dame propose le premier resto. Au bout de deux rendez-vous, vous le proposez, point. C'est un incontournable, on ne se pose pas la question.

2. VOUS choisissez le resto. Et ceci pour une raison très simple : les femmes (en tout cas les trentenaires que je connais), pour la fameuse première addition, font un truc simple : elles vout laissent les inviter si vous leur plaisez, elles paieront leur part si elles ne veulent pas vous revoir (ou en tout cas pas en tant qu'amant... parce que pour le dépannage plomberie, on est OK !). Ceci n'est bien sûr pas valable si vous avez rencontré la dame sur un trottoir en mini en cuir après 23 heures...Donc, comme la dame se dit que, peut-être, elle vous laissera règler, elle vous laisse le choix du standing de l'endroit. Logique.

3. Un truc ESSENTIEL : commandez ce que VOUS voulez manger. Ne commencez pas par "Ouais, non, j'ai pas envie de poisson ce soir", puis, une fois que madame a commandé un filet de saumon à l'oseille : "Je vais prendre pareil" !!!! NON !!! JAMAIS !!! D'ailleurs, vous mangez de la viande rouge, vous êtes un homme nom de nom !

banana split.jpg4. Il est bien sûr exclu de refuser le dessert en criant : "OUh la la, non, ça va direct dans les fesses !" SURTOUT lorsque madame vient de se commander un maxi banana split. Pensez plutôt au pouvoir érotique du bon mangeur... (quitte à tout vomir discrètement dans les toilettes.)

5. Avant le resto, s'il est tôt, est que la dame vous demande : "Tu as faim ?", ne répondez pas "Chépa." Il FAUT que VOUS sachiez si vous avez faim ou pas, nom de nom ! Sachez que c'est une invitation à prendre un verre dans un bar cosy, de la part de la dame (p'tain, faut tout vous dire !)

6. Si vous ne supportez pas l'alcool, n'en buvez pas. C'est très rédibhitoire un homme qui dit, après deux petites gorgées de vin blanc : "Pouh la la, chui pompette"... Le mâle n'est pas "pompette", messieurs, le mâle est fracasse, déchiré, bourré comme un veau, mais pas "pompette". Sachez que vous avez le droit de ne pas boire, mais ne prenez pas non plus un air horrifié si la dame déguste deux verres de vin de toute la soirée...

7. Au moment de l'addition, n'attendez pas que la dame ait rempli son chèque avec le bordereau pour sortir votre carte bleue en disant : "Vous mettez tout." C'est cher, les chéquiers. Vous dites, suavement mais fermement : "J'aimerais t'inviter ce soir, j'ai eu beaucoup de plaisir à être avec toi." Et pitié, laissez du pourboire !!!

radin.jpg

8. Au moment de la séparation dans la voiture, si vous voulez embrasser madame, vous y allez, vous n'attendez pas 10 plombes, c'est gênant. Sachez que JAMAIS une femme ne fera le premier pas pour un baiser, JAMAIS., c'est vraiment votre croix à porter. Donc, t'as envie, t'y vas (tu t'es assuré avant qu'elle en avait envie, et ça se voit, quand même ! Si elle a le string sur les chevilles les yeux brillants et le sourire au lèvres, fonce, mon gars !)

9. Il est interdit de lourdement insister pour que la dame passe la journée du lendemain avec vous et... votre fille de 4 ans. INTERDIT. Et que vous soyez divorcé n'est pas un argument.

10. ABSOLUMENT INTERDIT : ne vous arrangez pas pour croiser votre mère et lui dire : "Tiens, maman, je te présente Shakti." A la volée, comme ça, free style. Parce que la Shakti, elle part direct en courant. Loin !

Si certains se demandent encore pourquoi j'ai rompu avec mon précédent namoureux, je garantis toutes ces situations sans contrefaçon... (ouais, j'ai pas de bol !) :-)

 

Rando à Bleau. (2)

De retour, assez crevée il faut bien le dire, d'une autre randonnée, cette fois sur le célèbre parcours des 25 bosses... mais on n'en a fait "que" la moitié aujourd'hui (c'était prévu). Formidable point de vue sur la forêt du haut des amas de roches, les courbatures à venir ne susciteront aucun regret (enfin je dis ça... :) Trois heures de grimpette souvent abrupte entre les rochers et de redescente, souvent plus pénible que la montée, à cause du sable sur les rochers, qui rend le tout bien glissant. Heureusement que le temps était au sec !

Je randonne pas mal, entre autres sports ces temps-ci, et je redécouvre la joie de sentir mon corps souffrir délicieusement. Chaque randonnée est aussi l'occasion de rencontrer une dizaine de personnes, et la difficulté soudant les gens, on passe des moments très agréables. On entend si souvent parler d'individualisme, d'égoÏsme, que les gens sont tout pourris... Suffit de bouger un peu, et on se rend compte que non, la plupart des gens sont intéressants et gentils. Pour peu qu'on se trouve dans des circonstances qui nous permettent de montrer notre nature profondément altruiste... C'est sûr que vautré chez soi... D'ailleurs...

J'écris ce billet avec la télé en fond sonore. L'émission "Secret story" vient de commencer. Ce programme, où on filme des gens qui passent leur temps à médire des autres, et dont l'unique intérêt réside dans ces médisances, est à l'exact opposé de son concept : la télé-réalité. On est passés du Loft, où on filmait des jeunes gens dans des ativités quotidiennes (ménage, cuisine, douche, papotage) - avec certes de incitations à la débauche :-) - à ce type d'émission où plus rien n'a à voir avec le réel. Les participants sont tous siliconés, au cordeau, ultra maquillés, vautrés comme des vaches tout au long de la journée, et tout est fait pour que des conflits parfaitement artificiels éclatent.

De quoi ce genre de truc est-il le reflet ? Pas de la société telle qu'elle est, en tout cas. Mais sans doute reflète-t-elle une partie de nous, un goût pour le néant, le goût de se faire mener en barque, de regarder des machins acidulés, saturés en couleurs glossy ? Je sais bien que tout le monde ne regarde pas ça, mais j'avoue ne pas comprendre ; autant les émissions de jeux, je n'aime pas mais je comprends, autant là, pfuitt, pas d'idée. C'est chiant, con, faux. Bref.

Ce soir, rediff du premier opus d'Harry Potter ; je suis allée voir le dernier au ciné, et peut-être suis-je blasée, mais j'ai eu beau trouver ça... beau, je n'ai pas vraiment accroché. En revanche, le premier m'a laissé un bon souvenir.

Vais me vautrer comme une vache (tiens !) devant la télé ce soir, mes cuisses refusetn d'envisager une autre activité !

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