07.10.2009

Mesurettes et mensonges.

Si j'étais à l'UMP, j'aurais vraiment honte de ce que les pontes de mon parti, au gouvernement, racontent comme bêtises.

Par exemple, cette histoire de financer la présence des élèves dans trois lycées pros de l'académie de Créteil. Chez JM Apathie, Luc Châtel s'est littéralement embourbé comme un débutant dans des justifications vaseuses. On financerait donc des projets pédagogiques pour les classes où l'absentéisme serait régulé. Cette carotte pousserait les vilains paresseux à se lever le matin et à venir en cours, pour les beaux yeux du projet commun payé en fin d'année.

Vous en connaissez, vous, des gamins déscolarisés, sur lesquels la famille n'a pas de prise pour les obliger à venir en cours, qui en ont quelque chose à f...tre de financer un projet pédago à leur classe par la grâce de leur présence ? Sérieusement ? De qui se moque-t-on ?

Puis, lorsque le journaliste l'interroge sur l'éventuelle interdiction des téléphones portables dans les établissements, il répond que "c'est de la compétence des conseils d'administration des établissements, qui rédigent leur propre règlement intérieur". Faux, archi faux, on est soumis à la loi en général et aux directives de l'éduc nat en particulier, et on n'a pas le droit d'interdire aux élèves d'avoir des portables, ou des MP3, ou quelque objet qui n'ait pas fait la preuve de sa dangerosité. On peut juste en limiter l'usage.

Mensonges éhontés, mesures irréfléchies.

Je suis fatiguée de cette "politique" qui se contente de jeter de la poudre aux yeux, dont la seule compétence est de "travailler la com". La souffrance de beaucoup est trop lourde pour qu'on en laisse la cure à cette bande d'incompétents nuisibles.

Je suis d'autant plus triste de ne pas voir un projet de gauche sérieux émerger, à part peut-être chez les Verts. Seront-ils assez audibles en 2012 ?

16.09.2009

La boulette du jour.

Copie d'une élève de quatrième, question de vocabulaire : donne la définition de "prendre quelqu'un en croupe".

Réponse :

"prendre quelqu'un par le derrière".

C'est beau l'innocence !!!

Déclaration.

Un de mes troisièmes, que je connais depuis deux ans, ce matin, après le cours :

- Madame, je peux vous poser une question ?

- Certes.

- Vous êtes célibataire ?

- ...

- ...

- ...

- Je demande ça, parce que je vous aime.

- ... !! ? ??!!?.. (moment de solitude).

Je ne sais pas de quoi il retourne vraiment, je m'en suis sortie d'une pirouette ("Quel dommage que je sois si vieille !")

Ca promet.

15.09.2009

Poésie du matin.

Un élève, un garçon de 13 ans, ce matin, de retour de la bibliothèque municipale où je les avais emmenés à pied.

- Eh les gars, je rentre chez moi, et j'vous dis pas, j'vais me mater des films de uc, j'ai trouvé de ces trucs !!!

(moi) - Chauduc, tais-toi, on est peut-être dehors, mais tu es comme en cours de français, tes histoires, je ne veux pas les entendre !

10 secondes plus tard :

- Eh les gars, y a des vidéos trop chaudes ! L'autre jour, je matais un gars, la fille elle gueulait qu'elle voulait plus, et il lui enfonçait quand même dans le tr...u  à cette sal...pe !!! Trop cool !

 

J'ai bien sûr appelé les parents, qui trouvent normal que "ça le travaille".

 

On ne peux pas dire moins, en effet.

13.09.2009

Réunion parents-profs, première.

Première réunion parents-profs samedi matin (et oui !), morceaux choisis.

La mère Quisétout Mieuquetoi.

Moi : - Et concernant la pière de Molère, je vais leur proposer l'Avare, qui passe bien, d'autant que je peux leur montrer une mise en scène de Louis de Funès très drôle.

Mme Q.M. : - Couic (vague couinement outré, qui s'accompagne d'un très vif pincement des lèvres, dont on sent qu'il s'étend à une partie plus charnue de son anatomie).

Moi : - Euh, oui, l'expérience m'a montrée que la langue de Molière est, à l'écrit, d'un abord impossible pour deux bons tiers d'une classe, je propose donc que les très bons élèves lisent l'oeuvre in extenso, mais que l'intrigue soit accessible à tous grâce à une version mise en scène !

Mme Q.M. : - C'est scandaleux, vous leur mâchez le travail, comment voulez-vous qu'ils progressent !

Moi : - Vous savez madame, je suis en train d'étudier un chapitre des Misérables avec eux, et pas mal de jeunes ne comprennent pas bien le sens littéral de beaucoup de phrases...

Mme Q.M. : - Oui, mais enfin, Hugo est beaucoup plus difficile à lire que Molière, les phrases sont plus longues.

Devant autant de bon sens et de bonne foi, je me suis lâchement enfuie en courant de la salle.

 

Le père Quigueulefort.

Père Q : - pourquoi l'année dernière, vous avez donné des devoirs et vous les avez pas corrigés ?

Moi : - Hum, monsieur, je n'avais pas de 5e, je n'avais donc pas votre enfant en classe !

Père Q, grondant : - Ah bon, c'est pas les mêmes profs que l'an dernier ???

Moment de solitude.

Moi : - Il ne me semble pas que nous nous connaissions, monsieur...

 

La Mère Quimaime bien.

Mme Q : - Ah !!! Vous êtes le professeur principal de mon fils ! Je suis tellement contente que ce soit vous ! (serrage de mains vigoureux et plein d'affection).

 

Y a des gens qui vous réconcilient avec les parents !