30 juin 2008
Rectifiage de tir.
Jelaipa et Daydreamer ont raison, le refus d'éduquer les enfants n'est sans doute pas un problème générationnel, il faut que j'arrête d'écrire des billets en rentrant très énervée du boulot. C'est simplement l'attitude parentale qui me crispe le plus, et j'en ai eu mon lot cette année. Et puis, en y repensant, un grosse partie de mes élèves sont - relativement - sains d'esprit et "bien élevés". Mais ils disparaissent derrière notre crispation sur la minorité la plus ch......, qui nous bouffe 90 % de notre énergie, pour pas grand chose.
Donc voilà, parents, je vous aime, vous êtes formidables, continuez comme ça !
Et vous avez remarqué à quel point les gros nuages gris, en fait, c'est super beau ? Les nuages, c'est gentil, ça apporte de la bonne pluie !
Et Sarkozy, en fait, il est gentil et il ne nous veut que du bien, ouais. Même que les politiques, c'est gentil, ça s'occupe très bien du peuple !
En somme, ce monde est merveilleux !
...
...
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Quoi ?
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Amoureuse, moi ? Qu'est-ce qui pourrait vous faire penser ça ?
...
To be continued ;-)
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27 juin 2008
La troisième voie.
Après ma lecture du toujours passionnant Ali Devine, que j'aime pour sa franchise et son intelligence acérée (entre autres cher collègue, je ne me risquerai pas à dénombrer les qualités intellectuelles que je te trouve ;-), j'ai pas mal turbiné toute la journée.
Je suis issue de l'immigration, fille d'une famille modeste qui a tout placé dans l'éducation, l'Ecole, qui m'aurait mis des trempes si j'avais eu le mauvais goût d'avoir une remarque négative d'un professeur sur un bulletin. Je ne m'y serais pas risquée - et je ne viens pas d'une famille violente, je ne parle qu'en théorie. Je suis d'une infinie reconnaissance à ma famille qui n'a jamais étudié, qui ne lit jamais de livre, de m'avoir toujours dit : "tout ce qu'on te demande, c'est d'être la première de ta classe." A qui je demandais la permission d'allumer la télé. Qui n'a jamais imaginé possible de me laisser avec un télé dans ma chambre. Qui eût trouvé scandaleux que je hurle dans un lieu public. Qui m'aurait arraché la peau des genoux si je m'étais aventurée à cracher par terre. Qui m'aurait crucufiée en place de Grève si j'avais insulté un adulte.
J'ai appris à fermer ma gu.... sauf en cas d'urgence, même face à des vrais cons de profs (et j'en ai eu), à composer, et je crois que ça s'appelle apprendre à vivre en société. Oui, accepter l'imperfection, c'est apprendre à vivre en société.
Un constat qui me fout en l'air aujourd'hui : les jeunes contestent. Tout. Surtout l'évidence. Et surtout toute décision professorale. Ils ont raison, et le gueulent à cordes vocales éperdues. C'est injuste. Tout est injuste. La mauvaise note alors qu'on ne retrouvera jamais trace de cours dans leur classeur ? Injuste. Le mot dans le carnet pour insulte ? Injuste. L'appel aux parents pour crachat dans les couloirs ? Injuste. L'heure supplémentaire faite gratuitement par le prof, pour faire du soutien soclaire en comité restreint ? Injuste (!). La remarque pour hurlement vulgaires ? Injuste. Tout ce qui entrave la libre circulation d'une liberté sans borne, d'une animalité assumée en somme, est injuste. L'éducation, le tutorat, l'apprentissage de la maîtrise, sont donc injustes.
C'est facile, à partir de là me direz-vous, de taper sur les parents, qui ont bon dos, y font ce qui peuvent, les pov'. Oui, d'un côté : on voit des parents trimer, bosser, ne pas être assez présents parce qu'il cumulent des boulots loin et les gosses en profitent. Certes. Je les plains, franchement. Mais franchement aussi, ce ne sont pas les plus nombreux - en tout cas, dans mon expérience. ce qu'on entend le plus souvent c'est : "Oh ben bon, ma fille, vous savez, vous lui avez mis une heure de soutien le mardi soir à 16h30, mais faut comprendre, d'habitude elle a pas cours, alors bon. Mais vous inquiétez pas madame, je vais lui payer une heure de cours en privé."
Mais bien sûr.
Mais je parie qu'on ne vous verra jamais accuser l'ordi dont vous vous plaignez sans relâche devant moi, mais que vous n'aurez jamais le culot de priver votre douce progéniture qui plafonne à 6/20 en français, mais dont vous dites vous-même : "Bon, ben j'aimerais bien qu'elle ne passe pas autant de temps sur l'ordi. Vous savez madame, jusqu'à 3-4 heures du matin, elle est dessus, et pourtant, j'arrête pas de lui dire que je vais le débrancher." En l'an de Grâce QUI-N'EXISTE-PAS, voui.
Et le Père Noël apparut, dans sa grande mansuétude, aux Bienheureux.
Je suis fatiguée des "injustices" des jeunes qui n'ont simplement plus de bornes - rien qu'à voir comment se sont passés les écrit du Brevet chez nous, les collègues qui ont surveillé sont horrifiés (je n'ai "que" corrigé, seconde main donc), on se rend bien compte que leur demander juste de se taire deux heures, pendant une épreuve nationale, est injuste. Et que tout cela est cautionné par le système scolaire, qui refuse de sanctionner même les cas d'insultes aux professeurs en pleine épreuve (source : chez ouam, ce matin). Je suis fatiguée des excuses à tout bout de champ des gens. On n'est pas des bêtes, assumons.
Je suis fatiguée de l'irresponsabilité chronique, et de tout ce petit monde qui se renvoie les fautes comme dans un jeu sur ordi, et au final, ce sont les gosses qui en profitent - mais surtout, SURTOUT, qui vont trinquer.
21:56 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19 juin 2008
Elèves et profs.
15:20 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18 juin 2008
Pédagogie Tagada.
Note reçue de l'Intendant de mon Etablissement (oui, je mets une Majuscule ;-)
"Pour des raisons d'hygiène et de sécurité [diantre !], la restauration n'est pas autorisée dans les salles de classe. Toutefois, l'intérêt pédagogique autorise l'organisation ponctuelle de gouter dans une salle de classe."
L'art et la manière d'accepter l'évidence en ayant l'air d'y pouvoir quelque chose...
07:53 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16 juin 2008
Lutter contre le vent.
Cours de soutien avec un groupe d'élèves de sixième "en difficulté", ce matin. J'aime bien les emmener sur ordinateur, ça désacralise l'écriture, qu'ils ont souvent illisible, ça permet d'écrire bien gros, police 16, pour bien voir les lettres, pas comme leurs pattes de mouches.
Moi : - Bon, Bob, là, ce que je te demande, c'est d'écrire une phrase avec un verbe à l'imparfait. Ca fait trois semaines qu'on l'étudie, l'imparfait, donne-moi un verbe à l'imparfait.
Bob : - Heu... j'ai mangerais... ou je mangeas.... ou ... je sais pas.
Moi : - Bien, ce n'est rien, je commence la phrase (je tape, en gros) : "Hier, pendant le cours de français, un garçon me parl....... mais moi je n'écout... pas." Lis la phrase à haute voix, ne t'inquiète pas de comment ça s'écrit, dis-moi juste comment tu dirais.
Bob : - Ben... "Le garçon fessera des pages."
Moi : - ??????? (air ahuri) M'enfin, non, lis, là ! L-E, ça fait ?....
Bob : - Mais tu m'prends pour un idiot, ça fait "le" !
Moi : - Tu ne me tutoies pas, bon, alors lis le reste !
Bob : - Ben "Le garçon ira dehors".
Moi : - Non, mais bon, tu vois les lettres là ? Bon, il fait mettre la terminaison de l'imparfait ; je t'aide, rappelle-toi : je... ais ; tu ... ais ; il....
Bob : - sortira dehors.
Moi : -..................................
Bob : - Mais chcomprends pas c'que tu m'demandes.
Moi : - Ne me tutoie pas, je ne le répèterai pas ; ( 5 longues minutes plus tard, et je rappelle que j'ai une demi classe qu'il faut surveiller comme le lait sur le feu en même temps, et qui a aussi des soucis...) Bon, je vais mettre les terminaisons aux verbes, tout ce que tu vas faire, c'est appuyer sur "Entrer" quand je te le dirai, d'accord ?
Bob : - Mais tu m'prends pour un idiot ou quoi, arrête de parler aussi lentement !
Moi : - Bon, tu me donneras ton carnet après, je pense qu'il faut que tes parents sachent que tu ne connais pas la différence entre "vous" et "tu" à ton age.... Là, ça y est, appuie sur entrée.
Bob : - Quel verbe ?
Moi : - Non, là, regarde, j'ai mon doigt sur la touche, appuie dessus !
Bob : - Mais c'est quoi un verbe ? Chomprends pas c'que tu m'demandes !
Moi : - Mais ce n'est pas la question maintenant, appuie là où j'ai mon doigt !
Une heure plus tard, cet élève - diagnostiqué EGPA, mais les parents veulent qu'il "fasse des études", a réussi à écrire deux phrases, sans aucune cohérence ni syntaxique ni évidemment sémantique.
L'après-midi, en quatrième, j'ai dû demander 5 fois, en reformulant d'une façon différente puis en montrant la feuille, à un élève de lire le début d'un texte. Il ne comprenait pas de quoi je parlais. Les parents m'ont dit, lors de la réunion parents-profs, qu'il allait devenir ingénieur en informatique.
19:17 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12 juin 2008
Visite guidée.
Alors, pour commencer, la salle de classe idéale : sans élèves ;-)
Ensuite, mon matériel de base : le cahier de notes et l'indétronable trousse Batman (quoi ?)
Le matériel absolument nécessaire : la fiche d'exclusion de cours (en ce moment, on en empile des kilos) !
La plante verte de la salle des profs...
Les casiers des profs...
Et bien sûr, le lieu le plus important de tout boulot...
Il est vrai que les collègues m'ont un peu regardée comme si j'avais perdu la boule quand ils m'ont vue photographier la plante verte en gros plan et la porte des toilettes... Mais je ne recule devant rien pour le blog ;-)
18:34 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
la grande arnaque de l'orientation.
On finit en ce moment de monter les dossiers pour les orientations des élèves de quatrième vers des 3e à projet professionnel. Celles-ci sont soit dans des lycées pro, où les élèves ont un programme théorique très allégé, et font 6 heures de découverte des métiers dans un domaine (le bâtiment, la restauration...) par semaine. Il existe aussi des 3e à 3 heures de découverte pro, qui sont dans les collèges - le nôtre, comme beaucoup de ZEP, en possède une.
Plusieurs des élèves dont je suis prof principale n'en peuvent plus de l'école. Ils ont des difficultés insurmontables de compréhension, d'expression écrite, etc. Ils ont un projet clair, connaissent souvent depuis des années la voie dans laquelle ils veulent aller, ont fait des stages d'observation pendant l'année scolaire, puisqu'on leur a dit que c'était nécessaire pour monter un bon dossier. Ca les a "fait tenir" pendant l'année, les stages d'une semaine constituaient des sas de décompression entre deux périodes scolaires où ils se tenaient du coup relativement tranquilles ; on leur a moult fois répété que les remarques positives, et surtout l'assiduité en cours, étaient les critères essentiels sur lesquels les lycées choisiraient leur dossier.
Ce matin, je vois, étonnée, des "avis réservé" de mon chef d'établissement sur les dossiers d'élèves qui sont venus toute l'année en cours, on très rarement été exclus de cours, se sont accrochés pour avoir des remarques pas trop négatives dans leur bulletin.
Explication : la priorité est donnée dans tous les cas aux élèves déscolarisés, s'il reste de places, on verra pour les élèves qui se comportent bien. Mais il y a de fortes chances pour qu'ils se retrouvent en 3e l'an prochain.
On s'enfonce encore et encore dans cette idée que les voies pro ne doivent accueillir que les pires cas d'élèves, et ceux qui ont vraiment envie de faire un lycée pro, eux, on verra, peut-être, l'an prochain, arrangez vous pour les faire tenir tranquilles, encore un an. On passe pour des menteurs, à leur avoir promis que s'ils se tenaient bien, ils seraient prioritaires ! Mais ça, bien sûr, on ne leur dira pas : on va juste leur dire que les places sont chères, et qu'il y en avait d'autres encore plus méritants avant eux.
Moralité : dans le système scolaire actuel, mieux vaut être un chieur agressif et sècher toute l'année, qu'un élève faible mais gentil, et qui fait des efforts pour obtenir l'orientation qu'il veut. Celui-là, on est prêt à le sacrifier sans état d'âme.
13:31 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : zep, lycée professionnel, orientation
03 juin 2008
Le bruit et la fureur.
Si je devais garder une image de cette journée, ce serait un black out avec des cris. Les profs qui excluent à tour de bras des jeunes devenus simplement ingérables, qui font tout pour se faire sortir, et aller tagger les murs, cracher sur les interrupteurs, sur les poignées de portes, sortir d'un collège devenu presque une passoire... La vie scolaire débordée, les surveillants bien trop peu nombreux épuisés, plus personne ne communique, personne ne s'entend, et tout le monde commence à hurler, à s'engueuler, pour certains à craquer et à pleurer dans les couloirs, dans les salles de travail. Les jeunes qui s'échauffent et balancent un chariot sur une dame, qui hurlent dans les couloirs, qui se jettent sur les portes, qui se battent, tiens, en voilà un qui en étouffe un autre en lui faisant une clé de bras, je gueule, je passe, pas le temps, un autre de mes élèves, pourtant arrivé par conseil de discipline pour agressivité, qui me demande de le protéger, un groupe de caïds qui l'attend dehors pour le démonter, je renvoie à la vie scolaire, qui ne sait pas quoi faire, ce ne sont que des menaces. Le gamin est terrorisé, tout le monde est impuissant. Un autre gamin se fait écraser violemment la tête par un plus grand contre la vitre de l'entrée.
Alarme incendie, la débandade totale, hurlements administratifs "Où est votre liste d'élèves ? Où est votre liiiiiiste ?" Les gamins se barrent, sautent, se tapent, en profite pour faire des coups bas, hurlent. On remonte en cours, tête basse, la voix éraillée, encore une heure de cours, juste une heure. Puis un conseil de discipline, le gamin renvoyé, mais qu'on aurait voulu aider ; il fait partie d'une bande de petits dealers de drogue connus, qui "suivent des cours" dans l'établissement, il s'est fait embrigader dans la bande, bosse quatre heures par jour pour des clopinettes pour rembourser - quoi, exactement, personne ne le sait. Mais tout le monde sait qu'il est en danger, et dépassé par les événements, qu'il faudrait l'aider, la police est au courant, des signalements pour jeunes en danger ont été faits aux services sociaux, rien n'est fait, personne ne bouge. Mais sa violence n'est plus acceptable en cours, et on va juste s'en débarrasser.
Demain, je reprends mes cours, grammaire, conjugaison, merveille de la littérature qui englobe le monde.
Et je reparle du subjonctif - de l'imparfait.
20:20 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23 mai 2008
départs - arrivées.
Ca y est, il a enfin mis une tarte dans la tronche d'une collègue, il est donc convoqué en conseil de discipline. Je m'en veux à peine de me réjouir que je ne me la sois pas prise, la tarte.
Si on fait le compte, 3 des mes élèves seront passés en conseil de discipline cette année, les 3 (normalement ce dernier le sera !) exclus définitivement de l'établissement.
J'ai récupéré 8 élèves en cours d'année, dont 5 qui ont été exclus d'autres établissements. Et l'année n'est pas finie.
Contre toute attente, les élèves que j'ai récupérés se tiennent très bien. Ils font vraiment des efforts pour ne pas passer pour le taré asocial de service. On pense souvent que les élèves exclus ne se comporteront pas mieux ailleurs, et pourtant, je suis obligée de constater que ce n'est pas une généralité. J'ai sans doute eu beaucoup de chance que 5 élèves exclus sur 5 se tiennent à carreau, mais ça veut aussi dire que parfois, l'exclusion et le départ à zéro fonctionnent.
Tant mieux. Mais il faut avoir des chefs d'établissement qui acceptent d'avoir ces exclusions dans leurs statistiques, et malheureusement, c'est encore très mal vu. Nous en avons une qui a ce courage-là. Ouf.
17:46 Publié dans proferie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22 mai 2008
les mots pour le dire.
Je sors d'un cours avec mes quatrièmes poulpes. J'ai très littéralement pété une durite pour la première fois de l'année, je leur ai hurlé dessus comme un gorêt. On est en fin d'année, ils ont 14-15 ans, seuls trois d'entre eux ont été diagnostiqués comme déficients mentaux - et deux d'entre eux n'étaient pas là, et voilà ce que donne un petit exercice de vocabulaire.
Je leur demande de trouver 6 adjectifs (je donne, bien sûr, des exemples d'adjectifs, sinon rêvez pas, c'est la bérézina) pour qualifier : le teint, les yeux, la silhouette, la voix. Rien de méchant pensez-vous? Voilà le résultat, un exemple vraiment représentatif de ce qu'ils ont produit, en 20 minutes.
La silhouette : care, ovale, gran, petit.
La voix : medium, grave, haute, grave.
Le teint : rouge, bleu, jaune, marron, noir.
Les yeux : rouge, bleu, jaune, marron, noir.
Je vais faire des exercices que je fais en début de sixième : mettre les mots au féminin (ajouter un e à la fin quoi). Il y a deux mois, je tentais de leur faire étudier des textes sur "la critique sociale au 18e siècle". Je vous laisse imaginer le nombre de pirouettes épileptiques que Montesquieu et Voltaire ont fait dans leur tombe.
Il me reste la poésie à étudier avec eux...
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